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 02 - Hanka la Barbare

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Andrew Kant
Admin - Chef de Lydée - Tueur d'Immortels
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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Jeu 29 Mai - 3:01

Ayreb dévisagea longuement le chirugien. Il boitait, et sa blessure lui faisait mal mais rien sur son visage ne le laissait transparaître. Les guerriers d'Hanka le voyait marcher, sans souffrir et pour les plus jeunes, l'admiration était de mise. La première chose que le chef d'Hanka avait appris à faire, depuis son enfance c'était se focaliser uniquement sur la force, pas sur les blessures. Cet état d'esprit l'avait rendu insensible à la souffrance aux yeux des autres. en fait, il avait mal mais il n'en laissait strictement rien paraître et s'il l'avait fait, nombreuses auraient été les réactions défavorables à son règne. Ainsi allait la loi du plus fort ! Sans se soucier un seul instant du sang qui continuait de sécouler inlassablement, il souleva le chirurgien de terre en serrant ses doigts autour de son cou et porta son visage près du sien, ses yeux bleus plantés dans ceux du malheureux esclave :

- Il vaut mieux pour toi, sale petit bâtard de naufragé, que tes affirmations s'avèrent exactes... S'il venait à arriver quoi que ce soit d'innattendu à Shäleen, tu le regretteras amèrement. Je m'arrangerais pour que tous les guerriers d'Hanka te piétinent jusqu'à ce que tes os en deviennent liquides ! Est-ce clair ?

Il lâcha violemment l'homme qui tomba à genou sur le sol. Il avait sur son cou deux grosses marques, là où Ayreb l'avait empoigné. Il lui donna un coup dans le bas-ventre de son pied blessé et se dirigea vers un siège sur lequel il s'assit. Le silence régnait et il le brisa en disant à voix haute, à l'attention des prêtres :

- TIREZ-VOUS !!! Adressez plutôt vos prières aux salopards de traîtres qui auront oser défier mon autorité ! Dehors, tout le monde à part toi, Marcus ! Apportez la liqueur la plus forte que vous ayez !

Un soldat s'éxécuta tandis que les prêtres s'en furent sans demander leur reste. Ils le savaient, les aveux de Kali n'avaient arrangé à leur situation. Ayreb semblaient se méfier d'eux comme de la peste noire. Jusqu'à présent toutes les perosnne envers qui il avait eu ce sentiment étaient mortes dans d'atroces souffrances... Lorsqu'il ne resta plus dans la pièce que Marcus, Shäleen et lui et qu'on lui eut apporté une chope pleine de liqueur, il dit avec fermeté :

- Tu attends quoi fils de chienne ? Que je me vide de mon sang ? Accélère un peu !

- C'est assez gros... il faudra que vous preniez ceci pour la douleur...

- Du poison ? Bien essayé mais non... tu feras ça à vif !

- Mais vous...

- LA FERME !!!

Toujours de son pied blessé, Ayreb envoya un coup dans la mâchoire du médecin qui s'était avancé pour examiner la plaie. La lèvre éclatée par la botte du chef d'Hanka, le malheureux entreprit de se mettre à l'oeuvre. Il y avait matière à réparer... ce serait long et douloureux mais la chope de liqueur était assez grande pour qu'il puisse en boire tout le long.

- Il faut... désinfecter...

- Je vois.

Et sans prévenir, il versa un peu d eliqueur sur sa plaie sanguinolente. Cet acte aurait fait hurler tout être humain de douleur mais Ayreb resta impassible. Seule sa jambe se crispa légèrement. Il ajouta, glacial :

- Je pense que ça ira, maintenant !

******

L'idée n'était pas mauvaise. Les Hankiens ne s'attendaient pas à revoir des lydéens traîner près de leur domicile... Ils les pensaient en fuite. Ceci dit, pénétrer dans Hanka en douce allait se révéler ardu. Il y avait de nombreux points sur lesquels, ils devaient se concentrer. Andrew hocha la tête pour dire qu'il approuvait mais il prit la parole ensuite pour tenter d'élaborer un plan :

- Va pour ce soir... mais il ne faut pas y aller tête baissée... on doit trouver un moyen de pénéter dans l'enceinte d'Hanka en toute discrétion. Plus nous aurons de l'avance sur eux et plus nous aurons de chance d'arriver à la Stèle. L'ennui c'est que je n'ai aucune idée de la façon dont on pourrait entrer et sortir sans nous faire embrocher...

- Nous n'avons qu'à nager... en passant par l'eau, nous serons moins repérables !

Le soldat qui avait dit ça semblait sûr de lui. Et Andrew vit rouge une nouvelle fois, il répondit d'un ton cassant :

- Oh oui, c'est évident, je n'y avais pas pensé moi-même, mais quel crétin ! Il est vrai que tout le monde ici sait nager !!! Plus jamais je ne mettrais un pied dans l'eau ! Les fois où je l'ai fait, j'ai manqué en crever !

Le guerrier resta un moment sans pouvoir dire quoi que ce soit. L'humeur massacrante d'Andrew déteignait sur le moral des troupes, ce qui n'était pas bon du tout. C'est à cet instant là que Kant remarqua un homme avancer sur la plage. Il était trempé et traînait derrière lui une grande bâche où plusieurs choses semblaient entassées. Heureusement que les Rongmols étaient obsédés par Danaé, sinon il se serait fait dévorer en moins de deux. D'ailleurs, il ne semblait pas les avoir remarqués. Il s'approcha, exténué et s'essuya les yeux lorsqu'il fut assez près des lydéens. Il répéta l'opération plusieurs fois et avec une voix de vainqueur, il s'exclama :

- Dieu soit loué !!! Vous n'êtes pas des mirages !!! Vous êtes réels ! Hourra pour moi ! Je suis sauvé !

Le type avait parfaitement l'allure d'un naufragé. Il avait des lunettes rondes dont les verres étaient brisés posées sur son nez aquilin. Ses yeux fatigués étaient d'un marron presque parfait. Outre le sable et le sel sur son visage, il y avait une petite moustache. Il portait un pantalon beige et une chemise crasseuse. Ses chaussures étaient des baskets couleur bleu ciel. andrew se demanda un instant comment quelqu'un pouvait porter une telle horreur à ses pieds. Couvert de sueur, le type le s'observa l'un après l'autre et lorsqu'il vit leur air suspicieux, il s'écria à lui-même :

- Oh merde ! Quel idiot je fais, ils ne parlent surement pas ma langue... euh...

Il entreprit alors de faire des geste à mesure qu'il parlait. Pour Kant, cette attitude le rendait plus abruti qu'autre chose mais ils le laissèrent poursuivre :

- Moi... AMI !!! Pas d'arme... (il mit ses mains en l'air en les secouant) Naufragé... grosse tempête (il fit un drôle de bruit avec la bouche et se mit à tanguer de gauche à droite)... apporter le nécessaire ! (Il désigna la bâche et leva la pouce en l'air avec un sourire. Il se gratta la joue et ajouta Smile Grosse tempête... Moi chercher AMIS... venir en PAIX...

Voyant le regard stoïque de ses interlocuteurs, il leva les yeux au ciel et commença à lâcher un tas de jurons :

- Content de toi ??? Trop beau pour être vrai ! Putain de Saints ! Nom de Dieu ! Je te maudis, que les anges et toute leur armada chie sur ton nom !

Un ploc résonna. L'homme s'essuya le front d'où un liquide blanc s'écoulait tel de la vase. Visiblement un mouette avait répondu à son appel et tous les lydéens rirent de bon coeur. Gêné par la situation, le naufragé rougit et se gratta la joue. Puis il fit un sourire timide et Andrew lui demanda :

- Qui êtes-vous ?

- Mais... mais... vous parlez... vous me comprenez ! Je croyais que vous ne parliez pas ma langue, pourquoi ne me l'avez-vous pas dit ?

Andrew leva un sourcil et répondit :

- Vous ne nous l'avez pas demandé !

L'homme hocha la tête en marmonnant quelques mots incompréhensibles puis il éleva la voix pour ajouter :

- J'ai un souci ! Mon bateau s'est échoué sur les récifs à cause de cette foutue tempête... j'ai sauvé quelques trucs dont une radio... mais elle ne marche pas ! Ah quel idiot, je ne me suis pas présenté : Professeur William George Flennigway, anthropologue et archéologue. Je viens de New York, aux USA. Dites-moi, où sommes-nous donc ici ? Au sud de l'Argentine non ? C'est étrange... vous êtes quoi comme peuple, on vous as donné un nom ?

Andrew décontenancé par la question se contenta de dire :

- Non... je l'ignore... nous sommes les Exilés.

Aussitôt, le professeur sembla être très heureux. Puis il sauta de joie, sortant de la poche de son pantalon un carnet tout trempé :

- Sensationnel !!! J'ai découvert un peuple encore inconnu à ce jour !!! Quand ces idiots du consortium vont apprendre ça, ils vont être verts !

Laë s'était approchée et elle saisit l'homme par l'épaule pour l'amener à l'écart et expliqua aux autres :

- Je crois que je vais me charger de lui dire ce qu'il doit savoir... Concentrez-vous plutôt sur la mission qu'il faudra accomplir... si je peux donner mon avis personnel, je pense qu'Andrew devrait rester ici.

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Koah Lang
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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Jeu 29 Mai - 17:50

Une fois le naufragé éloigné avec Laë, bien vite les soldats reprirent leur esprit et se remirent à parler sérieusement. Ils étaient indifférents au sort du docteur. Après tout, William n’était pas le premier et certainement pas le dernier à s’échouer sur l’île. Alors, à quoi bon s’étonner de sa présence ici ? C’était d’une banalité navrante pour les Exilés.

Silencieux, Gürkan pensa à l’avis de la reine un moment. Pour une fois, celle-ci n’avait pas tort. Andrew ne devait pas venir à Hanka. D’abord parce qu’il était trop précieux pour la survie de se monde et ensuite, parce qu’il était un piètre guerrier au corps à corps. Il ne servirait pas à grand-chose là-bas. Le maître d’arme préférait y aller discrètement et en petit nombre. Il le dirait plus tard à Andrew.

Au cours de l’heure suivante, Gürkan et ses hommes mirent au point une stratégie d’attaque. Le mieux était de se fondre dans la population hankienne et de créer une diversion assez longue et importante pour permettre à Gürkan et aux derniers soldats lydéens de pénétrer la demeure d’Ayreb. Sur le sable, cela semblait assez facile à mettre en place, mais en pratique, beaucoup d’éléments risquaient de compromettre l’opération. Bien que le maître d’armes était un guerrier chevronné, il n’était pas Odernien et l’art de la discrétion ne coulait pas dans ses veines. Cependant, malgré les risques, il devait le faire… pour Koah.

Karl semblait plongé dans une profonde réflexion. Il demanda : « Comment créer une diversion ? Nous ne sommes pas assez nombreux. Il faudrait vraiment un événement de poids pour attirer l’attention d’Ayreb et de ses hommes. »

Danaé qui les écoutait assise sur son rocher dit d’une voix douce : « Je pourrais vous aidez pour la diversion. » Elle tourna la tête vers les rongmols. « Et eux aussi. »

« Comment ? Vous êtes la Compassion incarnée. »

« Ayez foi en moi. Redevenir humaine m’a fait oublier une part de cette compassion. Pour le bien de Koah, je suis prête à m’oublier un instant. L’obsession qu’ils nourrissent à mon égard est si grande qu’elle est facilement manipulable. Il se pourrait qu’ils voient en certains Hankiens une jolie et ancienne déesse. »

« Vous seriez prête en connaissance de cause à les envoyer tuer des hankiens ? »


Danaé opina délicatement de la tête. « Oui. Car si Torsha venait à mettre la main sur le pouvoir de Koah, nous n’aurions plus aucune chance face à Thorin. Il me pèse de le dire, mais le sacrifice de quelques âmes vaut moins que le bien de tout un peuple dans ce genre de circonstance. »

La sorcière se leva et regarda Gürkan, puis Andrew et elle ajouta d’une voix terriblement douce : « Alors oui, j’emmènerais les rongmols à semer le trouble dans Hanka afin que vous puissiez vous emparez de l’avatar de Torsha. »

Lycos demanda : « Et pour ce qui est du breuvage destiné à le garder endormis ? »

Karl fouilla rapidement la besace de Tomas. Il en sortit un petit sachet d’herbe avec une étiquette accrochée par une ficelle. Il lu : « De l’okirine. Sa résine est capable de terrasser des heures durant le plus puissant des centauris. On l’utilise lors de la castration des anciens dominants. »

Gürkan se frotta les mains. Tout semblait se mettre doucement en place. Il se leva et regarda Andrew. Sur un ton sans équivoque, il dit : « Nous vous rejoindrons avec Torsha à l’aube à l’entrée de la jungle… sur le chemin. Soyez prêt à partir le plus vite possible avec les centauris. Ce sera sans doute le seul moyen de distancer les hankiens s’ils leur venaient l’idée de nous pourchasser. Le reste de la troupe restera ici. Nous vous rejoindrons une fois tout terminée. »

Karl dit : « En centauris, il nous faudra un peu moins d’une journée pour rejoindre la Stèle d’Okan. »

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Andrew Kant
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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Lun 2 Juin - 15:23

A mesure qu'il discutaient, tous les rouages se mettaient en ordre d'attaque. Andrew écouta tranquillement Gürkan lui exposer la seconde partie du plan. Il n'aimait pas l'idée de rester en arrière plan mais après mûr réflexion, il se rendit compte qu'il ne ferait que les retarder. Et puis, les Hankiens risquaient de le reconnaître ! De toute façon, il savait que s'il voulait réussir à libérer Koah de la prison dans laquelle il se trouvait, il devait rester en vie. Ayreb n'hésiterait pas à le faire abattre s'il découvrait qu'il était toujours vivant.

En contrepartie, Danaé semblait presque prête à utiliser son pouvoir pour les aider. Comme Cheera quelques temps auparavant. Kant se rendit compte qu'il n'était pas aussi seul que ses pensées négatives voulaient le lui faire croire. Si les deux déesses avaient choisi de placer leurs espoirs en lui, pourquoi pas Okan ? Lui avait le pouvoir de les soutenir. Et aucun doute là-dessus, Koah était un être doué ! Il avait des capacités et des affinités avec la magie. S'il revenait, nul doute qu'il changerait le cours des choses. Malgré tout, Andrew avait du mal à ne pas détester cette idée de résurrection...

- Soit, ce plan m'a l'air d'être le meilleur pour réussir même s'il est dangereux. Gürkan, je veux insister sur un point, il fait éviter de tuer des soldats sauf si c'est nécessaire. Le but est de nous unir avec eux, pas de leur déclarer la guerre... D'ailleurs, maintenant que Kali a...

Il cessa de parler un moment. Le souvenir de cette sensation, lorsque la sorcière avait pénétré dans son esprit pour le souiller impunément, le rendait profondément malade. Il tenta d'en faire abstraction, malgré une légère migraine qui commençait à s'éveiller.

- Ils savent combien nous sommes, de quoi notre armée est constituée... ils n'auront aucun mal à nous écraser et à asservir Ténolas. Prudence, donc. Faites attention à vous surtout. Si votre tentative échoue, nous ne pourrons pas grand chose pour vous libérer. Lydée et ses alliés ont besoin de vous pour protéger notre monde. Vous leur êtes plus utiles en vie que morts ! Karl, nous devrions laisser quelques hommes ici. Pas besoin de se rendre en armée jusqu'à la Stèle d'Okan. Un petit groupe suffira. Pour le groupe qui restera en arrière, si nous ne somme spas revenus dès le lendemain au crépuscule, retournez à Ténolas annoncer que j'ai failli à ma mission.

Il jeta un bref coup d'oeil à Danaé et questionna quelque peu suspicieux :

- Le leurre que vous allez créer ne va-t-il pas vous affaiblir davantage ?

********

De son côté, Laë essayait de mettre William au courant de l'endorit où il se trouvait. L'homme semblait predre ça avec légèreté comme s'il la croyait difficilement. Et puis au fur et à mesure, la Reine parvint à capter sa curiosité maladive. Il la regardait, avalant ses mots comme un merveilleux bouillon de légumes, surtout qu'il était affamé ! Lorsqu'elle eut terminé d'expliquer le principal, il demanda :

- Alors, si j'ai bien compris, je ne suis plus dans mon monde... c'est un peu comme un monde parallèle... comme dans les séries de science-fiction à la télé, en gros !

- Pardon ?

- Oh oui, quel imbécile ! Vous ne savez pas ce que c'est... laissez-moi vous expliquer. De là d'où je viens, des gens tournent devant une caméra pour jouer un rôle, une histoire... Ensuite, ce qu'ils ont fait est diffusé sur une télévision grâce à la caméra ! C'est comme si quelqu'un nous filmait là, à l'instant... des milliers de gens pourraient vous voir et apprécier ce métrage. Je suis sûr que ça ferait un carton !

- Quelle idée saugrenue... les gens seraient obligés de vivre notre calvaire ?

- Hein ? Euh... non... enfin, ce n'est pas grave... oubliez ce que j'ai dit ! Dites... vous êtes la seule femme ?

Laë haussa un sourcil lorsque l'homme changea de sujet mais elle ne chercha pas à comprendre davantage alors elel répondit, d'un voix paisible :

- Dans ce groupe, oui... mais il en existe ailleurs. Je suis là uniquement parce que c'est ma place.

- Je vois... où sont vos villages ? Enfin vos bâtisses ? Je serais curieux de les voir ! Vos pauvres cabanons en bois ! Je suis sûr qu'ils laissent passer l'eau !

- Non... nos bâtiments sont en pierre...

William parut surpris cinq secondes puis il resta rêveur. La perspective de voir un mode de maçonnerie plutôt évolué l'enchantait. Il posa une série d'autres questions auxquelles Laë tâcha de répondre même s'il elle ignorait parfois comment expliquer tel ou tel détail. A un moment, elle sembla décrocher... cet homme avait un débit de parole et d'interrogation ahurissant ! Cela promettait pour la suite...

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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Mar 3 Juin - 5:52

Danaé souriait en regardant Andrew. Elle dit d’une voix où s’émanait une sincérité touchante :

« Oui, et il se pourrait même que je ne puisse éviter cette fois-ci un affrontement face aux rongmols. Mais c’est mon destin… on ne le choisi pas. Et s’il faut, je mourai. »

Elle ajouta rapidement, ne laissant place à aucunes contestations :

« Je suis prête à mourir pour cette cause. J’en suis même honorée. Tout comme Cheera, je vous aime. Je ne peux imaginer vous abandonnez à Thorin. Alors n’insiste pas. Je ferai ce qui doit être fait. »

Elle laissa échapper un grand soupir, puis elle s’éloigna pour prendre place sur un rocher face à l’océan. Dans son dos, les rongmols maugréaient, toujours incroyablement immobiles. Durant un long moment, les soldats peaufinèrent leur stratégie d’attaque, et ils se mirent d’accord sur ce qu’il convenait de faire. Gürkan donna des ordres précis et indiscutables sur la manière de procéder.

Au crépuscule, Gürkan, les trois derniers soldats Lydéens, deux hommes de Karl et Danaé étaient près à partir. Les guerriers avaient défaits leurs armures et leurs plastrons, et ils avaient abandonnés tous les signes les ralliant à Lydée. Ils devaient passer inaperçu et se fondrent dans la masse. Gürkan dût dissimuler son tatouage qu’il avait dans le cou. L’emblème de Lydée l’aurait forcément trahis.

Assit autour du feu de camp, Gürkan venait de ranger dans sa besace le poison destiné à endormir Torsha, lorsqu’il tomba sur l’amulette confier par Kirion. Elle lui était complètement sortie de la tête. Il la regarda en silence. Elle brillait d’un bel éclat à la lueur du feu de camp. D’un pas lourd, il se leva, puis il échangea avec Andrew un regard entendu. Le chef de Lydée se redressa à son tour et tout deux, rejoignirent Laë.

La reine était assise près de Meecham qui dormait toujours, et elle semblait être la seule à savourer le ragoût de navets qu’un des soldats avait préparé. A ses côtés, le naufragé les regardait s’approcher, l’œil intriguer. Aucuns des hommes présent sur la plage ne lui avait adressé la parole depuis son arrivé. Ils ne faisaient pas attention à lui. L’heure n’était pas au maternage d’un nouvel exilé.

Droit de toute sa carrure, Gürkan lança un regard froid à l’homme, puis il dit sèchement, la voix grave :

« Dégage. »

Le docteur ne s’exécuta que sous la demande plus polie de la reine. Il s’éloigna de quelques pas, rejoignant plusieurs hommes qui discutaient face à l’océan, mais ceux-ci firent mine de ne pas le remarquer. Personne ici ne souhaitait devenir la nounou d’un naufragé.

Une fois assis à côté de Laë, Gürkan ouvrit son poing et lui tendit le médaillon. Il l’exhiba un instant avant de dire en regardant Andrew :

« Ce médaillon m’a été donné par Kirion. Il voulait qu’il revienne à Laë si elle n’y passait pas. Il fait apparaître un livre, dissimuler par la magie. Il faut verser du sang humain dessus pour le faire apparaître. »

Gürkan sortit une petite dague de sa poche, puis il s’entailla un bout d’index. Du sang coula sur la lame, puis il le fit tomber de l’acier au médaillon. Aussitôt, le livre apparu devant le guerrier. Il le tendit à la reine et dit :

« A votre place, je me méfierais de ce qu’il renferme. Il réclame du sang… et nous savons tous que les magies réclamant du sang humain ne sont pas les plus charitables et les plus bienfaitrices. »

Le maître d’armes fit un geste de la main vers ses hommes, indiquant qu’ils devaient se rassembler pour le départ. Danaé se redressa et frotta le sable de sa robe. Le grand guerrier métissé regarda Andrew. En se levant il dit :

« Il m’a également dit que l’armée de Dorthal aurait du retard. Il semblerait que cette raclure aime se payer également la tête de vos compatriotes, Laë. Nous n’allons pas nous en plaindre. »

Il claqua des mains, puis il s’apprêta à partir. « Soit prêt pour notre arrivé Andrew. D’une façon où d’une autre, je te garanti que je te ramènerais cette salope de Torsha et que nous sauverons Koah. Même si je dois traîner Shäleen par la peau du cul, lui briser les jambes ou l'émasculé, je te le livrerai. »

Les yeux du guerrier brillaient d’une flamme étrange à la lueur du feu de camp. Nul doute qu’il était animé par le désir brûlant de retrouver Koah. Gürkan s’attachait comme un noyé à une bouée, à l’idée qu’il pouvait réparer son erreur et rendre la vie à Koah. C’était sa seconde chance. Quelques secondes plus tard, Gürkan, Danaé et les six soldats étaient près à s’en aller direction Hanka.

Au large le soleil se couchait en des teintes mauves et bleu foncés. Les rongmols scrutaient toujours l’ancienne déesse. Dans leur rang ça s’agitait. Ils savaient qu’elle était sur le point de partir.

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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Mar 3 Juin - 17:20

William sembla déconcerté par la façon dont Gürkan lui avait parlé. Mais, même si Laë n'avait rien dit, il serait quand même parti ! En voyant l'espèce de masse de muscles qu'il avait en face de lui et qui le toisait de haut avec un regard plus que farouche, il sut qu'il n'avait pas affaire à un de ses types pratiquant la gonflette. Un coup de poing et ses os craqueraient comme des allumettes ! Il s'éclipsa donc, cherchant un coin tranquille qui ne semblait pas hostile. Il trouva un petit groupe de soldats et s'installa près d'eux. Mais même là, il sentit qu'il n'était pas vraiment à sa place. Il tenta une petite approche humoristique :

- Il est pas cool, le patron ! De là d'où je viens, ils sont comme ça les majors et autres gradés... des petits grognons ! De véritables ours !

Voyant que les soldats lui lancèrent un oeil perplexe, il sut qu'ils ne trouvaient pas ça drôle et ajoutant en serrant les dents et en détournant le regard :

- Bon... c'est pas gagné pour les relations humaines...

Ses yeux se posèrent sur l'horizon bleuté et après de longues minutes d'observation, il se leva soudain, le front plissé comme s'il réfléchissait intensément. Il marmonna un tas de mots et se dirigea vers la bâche pour y chercher quelque chose.

Pendant ce temps-là, Andrew regardait l'amulette d'un air suspicieux. Kirion avait toujours eu des idées saugrenues mais là... il avait du mal à comprendre la subtilité de ce don. Il avait refusé de les aider... à quoi jouait-il ? Laë parut surprise mais elle prit le livre avec vivacité. La Reine semblait savoir quelque chose de plus qu'eux ignoraient et Kant s'énerva :

- Vous savez à quoi ça va nous servir ? J'espère que ce n'est pas encore un truc tordu de ce malade ! Je croyais qu'il était votre allié, voilà qu'il s'en prend à votre peuple ? C'est plutôt changeant comme principe, non ?

- Non, Kirion ne sert que lui-même et son intérêt... enfin, c'est ce qu'il dit. Mon peuple reste persuadé qu'il agit dans l'intérêt général... et moi aussi. Ce livre est très important... mais il ne doit pas tomber entre de mauvaises mains. Sur moi l'amulette sera en sécurité.

- Expliquez-vous, j'en ai plein le cul des mauvaises surprises !

- Et bien, ce livre a été rédigé par Kirion il y a très longtemps. Il y est expliqué de nombreuses choses que les mages peuvent contrôler... Leurs âmes sont jugées trop juvéniles pour les connaître. Seule une Reine peut prétendre y avoir accès. Ce livre est censé avoir été brûlé par les Trayaregs... personne ne sait que cette amulette en est la seule protection. Et nul ne doit savoir !

Elle réexécuta les gestes de Kirion pour faire disparaître le livre à son tour et attacha l'objet autour de son cou. Elle poursuivit, cependant avec une note de dépit :

- De toute façon, le langage usé dans ces pages ne peut être déchiffré que grâce à un autre ouvrage... réellement disparu quant à lui. Je ne connais que quelques bases mais je serais incapable de déchiffrer le plus important. Je ne comprends pas bien pourquoi Kirion l'a transmis à Gürkan mais en tout cas, s'il l'a déplacé c'est qu'il craignait probablement que Dorthal le trouve.

Le groupe chargé de libérer Koah se mit en route laissant les autres seuls, dans l'obscurité grandissante. Soudain les cris de William résonnèrent. Il semblait jubiler sur place. Il approcha, un crayon à papier posé sur son oreille, son calepin mouillé dans une main, un drôle d'instrument dans l'autre. Andrew haussa les sourcils, en se demandant ce qu'il pouvait bien faire mais il n'eut pas à attendre longtemps pour avoir ses réponses :

- Nous ne sommes pas sur terre !!! Nous sommes ailleurs ! C'est indéniable ! La preuve est là ! Regardez l'horizon ! Il est différent ! Enfin peut-être pas pour vous étant donné que vous êtes habitué à le voir comme ça depuis votre naissance, j'imagine ! Tenez...

Et il commença à se lancer dans un monologue personnel avec théories physiques et mathématiques à l'appui. Andrew et Laë n'y comprirent pas grand chose à part que de là où il venait, il faisait tout un bla-bla pour parler du ciel... Les choses devaient être fort ennuyeuses !

- Donc... si on regarde l'angle d'inclinaison, votre horizon est plus arrondi que le notre, de 5 ou 6 degrés ! Votre planète est plus petite ! D'ailleurs votre ciel n'est pas le même ! Regardez ces étoiles là bas ! Elles ne me rappellent rien ! C'est fou, vous trouvez pas ?

- Euh... vous n'avez pas soif ?

William lança à Andrew un regard profondément outré. Le chef lydéen se contenta de rester incrédule lorsqu'il s'éloigna en jurant après un certain Saint François... Kant jeta un oeil à Laë qui avait un sourire amusé sur le visage :

- Qu'est-ce que j'ai dit ? Il parle tellement qu'à force il va avoir la gorge sèche ! Après, on va devoir se le trimballer sur le dos parce qu'il sera trop épuisé pour marcher !

- Laissons lui le temps... il finira par se calmer un peu. Il me rappelle un peu mon état d'esprit lorsque j'étais toute enjouée à l'idée de mieux vous connaître !

Elle resta pensive un instant et ajouta, l'air lointain :

- Et quel beau fiasco...

*********

La main lourde d'Ayreb gifla l'esclave comme une porte qu'on aurait claqué violemment. Le jeune femme tomba par terre en gémisssant de peur et resta sur le plancher. Le chef d'Hanka la releva brutalement saisissant son bras avec une force décuplée par la colère.

- Tu te refuses à ton maître ? Tu mériterais que je te pendes par les pieds et que je te vide de ton sang en t'égorgeant ! Comme une vulgaire truie !

Il la plaqua contre le mur du couloir, devant la porte où dormait Shäleen, et d'un geste brutal, il lui arracha les haillons qui lui restaient en guise de vêtements. Puis, il la fit s'agenouiller pour que sa tête soit au niveau de son entrejambe. La bosse qui s'y dessinait ne mentait pas. Frustré de ne pas avoir pu profiter de la chair de Shäleen comme prévu, il avait ordonné qu'on lui apporte une esclave pour qu'il assouvisse cette frustration. Et il fait dire que ses gestes étaient violents. Il libéra la pression qui n'avait fait que grandir dans son pantalon et força la jeune femme à satisfaire un besoin de plus en plus pressant.

Cette dernière semblait s'opposer et au bout de quelques secondes, Ayreb perdit patience. Il la releva en la tirant les cheveux et la fit se tourner. D'un geste qu'il savait bien faire, il tira ses bras en arrière pour l'immobiliser et la faire se pencher puis il s'adonna à son animalité. La jeune poussa des cris de douleurs, nuancés par des gémissements de plaisir qu'elle aurait voulu retenir. Bientôt ses plaintes furent plus fortes, et ses cris de plaisir aussi. A l'autre bout du couloir, les soldats se tenaient à l'affût. Il ne faisait aucun doute que plus l'esclave s'entendait, plus l'autorité d'Ayreb devenait quasi-incontestable. Au bout d'un bon quart d'heure, il finit par céder à l'orgasme sans prendre le soin de se retirer. Bien au contraire, il pressa encore plus pour qu'elle crie de souffrance.

Lorsqu'il eut terminé, il la lâcha violememnt et la laissa tomber par terre. Elle replia ses jambes sur elle-même tandis qu'Ayreb donna le coup de grâce :

- Amenez-vous ici ! Grâce à cette putain, ce soir, c'est célébration de la victoire ! Les lydéens sont en déroute et nous les asservirons bientôt ! Alors je vous donne l'autorisation de baiser n'importe quel esclave ! Et pendez-moi cette salope dans le hall ! Que personne en la touche, à part ceux qui ont de quoi se vanter de leur supériorité comme moi !

Autrement dit, seuls ceux qui avaient des attributs masculins aussi développés que lui pouvaient abuser d'elle et la violer à leur guise. Une grâce empoisonnée pour la pauvre femme dont les larmes coulaient sur ses joues. Les soldats approuvèrent d'un signe de tête et firent passer le mot. En quelques minutes, ils avaient quitté leur poste pour assouvir leurs désirs. Ayreb demanda à un des guerriers encore présents d'aller lui chercher les deux lydéennes et ce dernier revint dans la chambre de Shäleen accompagné de Kloé et d'Irys. Il referma la porte laissant les deux femmes seules avec son chef.

- Je vous ai offert mon toit et ma protection, en échange de votre dévotion... et vous avez défié mon autorité... je vais vous le faire payer ! Déshabillez-vous toutes les deux !

L'ordre pouvait semblait particulièrement clément mais le chef d'Hanka récupéra un fouet à crochets posé sur une petite table de bois dans le coin de la pièce...

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Koah Lang
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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Mer 4 Juin - 0:29

Sur le sable, à une centaine de mètres près de l’embarcadère, les guerriers lydéens se tenaient prêts. Ils fixaient trois hankiens qui étaient assit sur de vieilles caisses et jouaient aux cartes en buvant du rhum. Deux chiens aux longs poils noirs se disputaient un os. Il faisait nuit noire. La lune était cachée sous un épais nuage qui était apparu à l’instant même où Gürkan se plaignit de la trop forte luminosité. Danaé à ses côtés semblait des plus sereine. Elle regardait Hanka, les mains jointes.

Dans le dos des soldats, à l’orée de la jungle, la cinquantaine de rongmols et les obaris patientaient en silence. Les fils de Torsha avaient suivit la patrouille dans leur marche vers Hanka, tenu cependant à distance par la magie invisible de l’ancienne déesse.

Accroupis derrière une cargaison de caisses brunes, Gürkan semblait anxieux et Danaé le remarqua. Elle posa sa main sur son épaule nue et dit d’une voix très basse :

« Kirion à tort. »

« Hein ? »

« Tu crains que Koah ne soit plus le même après toute cette histoire. Kirion n’est pas omniscient. Il ne fait pas partie de notre panthéon et n’a donc aucun moyen de savoir que cette résurrection est bonne. Effectivement, si Koah avait été ramené à la vie par n’importe qui d’autre, il aurait eue un prix à payer pour son retour car il aurait défier l’autorité de Kobol. Mais cette fois-ci, Kobol lui-même a autorisé cette résurrection… pourquoi ? Je n’en sais rien, mais cette résurrection est complète. Cheera et sa mère y ont veillés. Tu n’as pas à craindre qu’il devienne un monstre. Son âme est toujours aussi pure… »

Elle déposa ses yeux bleus sur les lueurs d’Hanka, et elle ajouta :

« Bien sûr, je ne nie pas qu’il pourrait être différent car être l’avatar d’une divinité laisse des traces, mais dans l’ensemble, je suis optimiste. Très optimiste. Anéantissez Torsha et vous aurez enlevé un lourd fardeau à ce monde. »

« Vous pouvez compter sur nous. Mais nous, pouvons nous comptez sur vous ? Êtes-vous certaine d’être capable de vous montrez intransigeante ? Il nous faut cette diversion. Vous devez être le juge, le juré et le bourreau de ces hankiens ! Votre compassion ne doit pas entraver notre mission. »

Lycos renchérit : « Vos prêtresses chantaient beaucoup vos louanges à Lydée et vos actes charitables sont connus de tous. Nous comprendrions que vous ne nous suiviez pas. »

Un autre dit : « Mais alors, nous voulons en être avertis. »

Gürkan cracha : « Pas de mauvaise blague ! »

Aucunement décontenancée, Danaé répondit calmement au soldat :

« Je vous assure sûr ce qui m’est plus cher en ce monde, que les fils de Torsha prendrons pour Danaé la Compatissante tout habitant de la cité de Sedna… sans aucune exception. »

Gürkan échangea un long regard avec la sorcière, puis il acquiesça. Il fit un signe à ses hommes et ceux-ci se mirent alors en mouvement. Très discrètement, ils s’approchèrent des hankiens. Andrew avait demandé le moins de victime possible et le maître d’armes était d’accord avec lui… cependant, il ne voulait pas laisser derrière lui trois hankiens capables de leur mettre des bâtons dans les roues à leur retour. Autant assurer leur arrière car si la mission réussissait, ils devraient revenir par ici avec le corps endormis de Koah.

Lycos et Loeb firent le tour des caisses, puis ils attendirent le signal du maître d’armes. Après un instant, Gürkan se saisit à la ceinture d’un boomerang qu’il lança dans les airs. Le sifflement attira l’attention des hankiens mais avant qu’ils n’aient pu réagir ou se saisir de leurs armes, la pointe de métal heurta de plein fouet et en une giclée de sang l’un des soldats. L’homme tomba à terre, la gorgée tranchée. Aussitôt, les Lydéens sortirent de leurs cachettes et ils fondirent sur les sentinelles avant qu'il ne donne l'allerte. Les chiens se mirent à aboyer et à attaquer mais Loeb leur trancha la tête d’un coup d’épée avant de pourfendre un des deux soldats encore en vie.

Le troisième hankiens, un type fin et très agile évita de justesse les coups portés par les deux soldats kurikanais. Gürkan, décidant qu’il n’y avait pas de temps à perdre bouscula l’un des hommes pour prendre sa place. Le hankien l’attaqua sans attendre mais le lydéen leva sa lame juste à temps. L’épée du pirate ne l’embrocha pas, mais les tranchants se heurtèrent et les adversaires s’engagèrent dans une épreuve de force.

Gürkan tordit son poignet pour se désengager, se tourna brusquement, et riposta par coup puissant à la tempe de son adversaire. Le hankien trébucha en arrière sur le corps de son camarade et Gürkan en profita pour lui enfoncer son épée dans le ventre et le tuer sur le coup.

Le calme revenu. Danaé s’avança vers eux, regardant plein de compassion les dépouilles. Gürkan montra une pirogue, et il dit :

« On y va. »

Il se tourna vers la sorcière et demanda :

« N’oubliez pas d’intervenir. D’ici environs une demi-heure. »

La déesse opina, et les soldats s’emparèrent d’une embarcation. Ils montèrent à bord, puis prirent le large, laissant l'ancienne déesse avec les rongmols sur le ponton. A la pagaie et dans l’obscurité la plus total, la pirogue s’enfonça dans la nuit vers Hanka. Les lydéens fixaient un point lumineux et se donnaient pour objectif de le rejoindre. Après une dizaine de minutes de navigation hasardeuse, ils rejoignirent les premières passerelles d’Hanka. Il y régnait un calme troublant. Il contrastait avec l’agitation de la nuit.

Le maître d’armes et ses hommes glissaient silencieusement sous les pontons vident, cherchant à s’approcher le plus possible de la demeure d’Ayreb. Lycos tendit silencieusement le doigt vers une direction, et aussitôt entendu, les hommes ramèrent. Après s’être assuré qu’il n’y avait personne qui les épiait, ils se hissèrent sur le ponton. De la musique et des cris de plaisir ainsi que de douleur s’échappaient des fenêtres de l’auberge. La troupe s’avança discrètement dans l’ombre afin de ne pas attirer l’attention.

Lorsqu’ils croisèrent des hankiens, ceux-ci les dévisagèrent et Gürkan se farda d’un air sombre et arrogant. Il se saisit de Lycos qui était le plus jeune d’entre eux et il s’écria :

« Petite putain… tu vas voir qui est ton maître ! Les esclaves ! Tous des chiens qu'il faut dresser à grands coups ! »

Le maître d’armes le frappa si fort que Lycos se courba en deux sous la douleur. Entendu, les lydéens éclatèrent d’un rire moqueur. Les hankiens crachèrent parterre et on pu entendre quelques injures peu flatteuses à l’encontre du jeune Lycos. Une fois à nouveau seul, Gürkan tapota l’épaule de son homme, puis ils continuèrent leur chemin en essayant du mieux possible de se comporter en hankien.

« Désolé Lycos… »

« Ouais, ouais… » Fit le jeune guerrière d'un air mausade.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent enfin près de la demeure d’Ayreb. Des hommes patrouillaient devant l’unique entrée, et de la bâtisse des cris d’honneurs se faisaient entendre. Un kurikanais du nom de Fildas dit avec consternation :

« Ils ne s’arrêtent donc jamais ? »

Le maître d’arme répondit d'un ton froid : « Jamais. »

Discimuler dans l’ombre de la ruelle au sud, Gürkan patientait avec ses hommes. Il fixait les portes et surtout, il attendait la diversion de Danaé. Celle-ci ne se fit pas bien longtemps attendre. Un hurlement fit trembler Hanka tout entier. Des prostituées couraient nues et couvertes de sang sur la grande place devant la demeure d’Ayreb. Derrière elles, les rongmonls s’avançaient en compagnie des horribles obaris. Une lutte s’engagea aussitôt…

Au fur et à mesure que les minutes s’écoulèrent, la bataille s’intensifia sur les passerelles d’Hanka, et elle s’étendait jusqu’à la demeure d’Ayreb. Il était impossible de savoir combien de rongmols étaient parvenu jusqu’à la cité. Le claquement et le tintement étrange des lames de métal contre les épées laminées étaient rapides et furieux, accompagnés de cris horribles. Les hankiens se précipitaient dans de nombreuses directions. Une habitation s’embrassa, puis une autre et le feu s’étendit vers l’ouest. Un obari poussa un cri puissant en chargeant dans la foule, embrochant de ses longues défenses le flanc d’un jeune guerrier qui répandit ses boyaux sur le ponton.

Le cor de Davik annonçant qu’Hanka était attaquée retentit à travers la cité et un grand vacarme résonna. Les cors de l’ensemble des maisons possédant une milice répondirent à l’appel. Des centaines de soldats surgirent de toutes part et tentèrent d’encercler la horde de rongmols. Les obaris étaient farouches et ils donnèrent bien du fil à retordre. Des femmes crièrent et des esclaves tentèrent de défaire leurs liens. Les Rongmols attaquaient toutes personnes passant sous leurs yeux… femme, enfant et même vieillard.

Dans la demeure d’Ayreb, les hommes avaient répondu au cor de Davik. Ils avaient abandonnés tous sévices sur les esclaves pour s’emparer de leurs armes et monter au combat. Si Hanka pouvait être si puissante, c’était parce que les hankiens étaient toujours prompt à faire couler le sang au nom de leur bien aimée cité.

Un soldat à large carrure et au visage balafré pénétra sans frapper dans la chambre d’Ayreb. Le souffle court, il posa un genou à terre et il s’inclina. Il dit aussitôt :

« MAÎTRE ! Des rongmols et des obaris nous attaquent ! »

Comme pour confirmer ses dires, un cri lointain déchira la nuit. Une charge de cinq obari venaient de piétiner une dizaine d’hommes sur une passerelle un peu plus loin. Le chaos régnait à Hanka. Les fils de Torsha étaient comme possédés. Ils redoublaient d’effort, aveuglé et enivré par la vision de toutes ces Danaé que leur mère Torsha avait ordonné coûte que coûte de détruire.

Dissimuler plus loin à l’intersection d’une allée, les Lydéens regardaient le massacre. Ils attendaient le bon moment pour pénétrer dans l’antre d’Ayreb. Gürkan inclina la tête sur le côté. Malgré le fracas des armes et le vacarme de la mêlée, il entendit un faible grincement annonçant l’ouverture des portes de la demeure du chef d’Hanka. Une trentaine d’hommes armés en surgirent et ils fondirent aussitôt sur les rongmols et les obanis.

« Loeb et Lycos avec moi et vous autres… vous assurez nos arrières. »


Gürkan dégaina son épée, et les soldats l’imitèrent. Ils étaient prêts à pénétrer la demeure à tout instant. Sur un autre ponton, la vraie Danaé était là, droite comme un I, les yeux clos et les bras raidit le long du corps. Il s'émanait d'elle des veloutes de lumière qui pénètrèrent par vague successive les Hankiens. L'aura autour d'elle empêchait pour l'instant les fils de Torsha de l'atteindre...

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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Jeu 5 Juin - 0:58

Ayreb n'avait pas eu besoin de l'arrivée du garde pour saisir son arme et se lever. D'un geste méprisant, il poussa Irys et Kloé sur le côté et demanda :

- Des rongmols et des obaris ??? Qu'est-ce que ces saloperies font ici ?

- Je l'ignore Maître mais, ils sont très nombreux ! Ils nous ont attaqués par surprise !

Le chef d'Hanka se tourna vers les deux lydéennes et ordonna :

- Vous restez là... je n'en ai pas fini avec vous deux ! Si vous tentez de vous échapper je vous taillerais les veines jusqu'à ce que mort s'en suive !

Il jeta un oeil à Shäleen, endossa une armure légère, posée dans un coin de la pièce et sortit son épée dont la lame tinta dans une mélodie annonciatrice de massacre. Il sortit de la chambre, ralliant derrière lui les soldats hankiens qui s'étaient rhabillés en vitesse. Arrivé sur le pas de sa demeure, il examina pendant un longue minute la situation. Les yeux plissés, il dit avec ferveur :

- Encerclez-moi ces fils de pute comme un troupeau de mouton ! Arrangez-vous pour les faire se replier vers l'incendie ! Je vais faire brûler ces raclures jusqu'au dernier !

- Bien maître !

Un soldat fut alors propulsé au pied du chef d'Hanka dans un cri de souffrance. Il avait un trou énorme qui lui perçait l'abdomen. Ayreb le regarda froidement et alors que sa lame lui trancha net la tête, il lâcha :

- Espèce de lavette ! Tuez-les tous ! Jusqu'au dernier !!! Que ces fils de Torsha sachent qu'Hanka les poursuivra sur tout son futur territoire pour les exterminer, jusqu'au moindre petit bâtard de gosse qu'ils pourraient engendrer !

Les soldats s'élancèrent au combat. Ayreb resta un court instant en retrait, scrutant l'obscurité comme s'il soupçonnait quelque chose. En fait, il avait le vague sentiment d'être observé. Finalement, il se joignit à son tour dans la bataille. Sa présence était un catalyseur pour les autres guerriers. Il poussait un cri bestial chaque fois qu'une tête tombait. Couvert de sang de rongmol, déchaînant sa hargne, il tua une trentaine des monstres en à peine quelques minutes. Pendant ce temps les lydéens en profitèrent pour entrer dans sa demeure. Si l'endroit était déjà mal fâmé la dernière fois qu'ils y avaient mis les pieds, cette fois, l'odeur était à la limite du soutenable.

Les soldats avait empreint les lieux d'une forte odeur de transpiration et de sperme. A certains endroit, plusieurs esclaves, hommes ou femmes gisaient nus sur le sol... symbôles d'une orgie passée. Sur leur chemin, ils trouvèrent un homme agonisant... il avait une plaie béante sur le front et vu la quantité de sang qui s'écoulait d'entre ses fesses, il ne faisait aucun doute que la barbarie avait encore été de mise. Au détour d'un couloir Irys percuta violemment Gürkan et retint un cri de frayeur d'extrême justesse. Kloé était juste derrière et elle brandit un tisonnier avec agressivité. Lorsqu'elle reconnut le visage familier de Gürkan, elle baissa son arme improvisée et s'exclama :

- On vous croyait morts ! Qu'est-ce que vous faites ici ???

- Nous sommes là pour Koah ! Il faut le sortir de là.

- Koah ??? Il est dans la chambre là-bas... mais pourquoi vous...

- On verra ça plus tard.

Deux guerriers partirent dans la direction indiquée par Irys tandis que Kloé menaça Gürkan avec un ton sans équivoque :

- Tu as intérêt à nous faire sortir d'ici ! Parce que sinon, je te perce les couilles à coup d'aiguillon jusqu'à ce que ta semence ait fait des enfants aux vers de terre !

Les deux guerriers revinrent avec Shäleen toujours inconscient et l'amenèrent près de Gürkan. Il devait peut-être donner la mixture pour lui éviter de se réveiller. Irys se fit pressante, elle était terrifiée :

- Partons de cet endroit... vite...

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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Jeu 5 Juin - 3:28

Lorsque Lycos et Fildas revinrent avec le corps de Koah, Gürkan ne put s’empêcher d’avoir un élan affectueux pour son ami et de passer sa main sur sa joue. Son corps lui avait tellement manqué. Les lydéens baissèrent les yeux, mais Iris les rappela à l’ordre. Il fallait effectivement s’en aller. Ayreb et ses hommes auraient bientôt mit en pièce l’entièreté des rongmols. Ils ne devaient pas traîner ici.

Alors qu’ils cheminaient à travers les méandres des couloirs de la demeure du chef d’Hanka, Lycos s’arrêta. Il portait Shäleen dans ses bras et celui-ci venait de bouger. Le visage de l’avatar de Torsha semblait être sur le point de s’animer. Lycos dit d’un ton paniqué :

« Il se réveil ! Vite ! Le poison ! »


Gürkan s’approcha d’eux en sortant d’une poche de sa petite besace le poison préparé par Karl. Il en versa sur un morceau de tissu et avant que Shäleen n’ouvrent les yeux, il l’appliqua sur son nez, le forçant à respirer. L’avatar fut prit de quelques convulsions, puis il se raidit et il s’immobilisa enfin. Le maître d’armes ne prit pas le temps d’expliquer quoique ce soit aux deux jeunes femmes qui semblaient outrées par cet acte. Ils se remirent rapidement en route mais avant qu’ils n’arrivent dans le grand hall, ils s’arrêtèrent.

Trois gardes vêtus de noir firent irruption en dégainant leurs épées dans un mouvement fluide, ainsi qu’un autre à l’autre bout du couloir qu’il venait de parcourir. Gürkan attrapa le poignet du premier homme à sa portée. L’épée s’abaissa. Il esquissa sur le côté et tira de toutes ses forces. Le hankien fut catapulté à travers le couloir et le soldat ainsi que l’arrivant furent déséquilibrés. Dans le roulé-boulé qu’ils firent sur le sol, Loeb et un kurikanais eurent l’avantage et ils ne leur furent pas longtemps pour leur ôter la vie.

Se retournant aussi rapidement qu’un félin, Gürkan leva son épée. La lame heurta une autre épée, déviant un coup de taille qui arrivait au niveau de son cou. Il para les coups des deux hankiens, trouvant rapidement son équilibre. L’un des deux pirates tituba en arrière, troublé par un coup que Kloé venait de lui donner en traître. Gürkan profita de cette distraction pour lui trancher la tête qui roula sur le plancher, puis, parades après parades, il se mit à dévier les coups que cherchaient à lui donner le dernier hankien.

Le maître d’armes le faisait reculer, et Lycos et les autres purent sortirent du couloir. Ils traversèrent rapidement le grand hall, ignorant les prisonnières enchaînées, nues et maltraitées qui les suppliaient de les aider. Après un violent coup de botte qui fit craquer la rotule du hankien, Gürkan lui planta son épée à travers la gorge. Un giclée de sang souilla l’épaule du maître d’armes qui n’y prêta aucune attention.

Dehors, le combat faisait toujours rages. Discrètement, ils s’échappèrent de la demeure d’Ayreb et rejoignirent la ruelle obscure. Gürkan lança un regard à Danaé. La sorcière avait la tête basse et de son corps les vagues de magie venaient de cesser. Un obari s’approchait d’elle d’un côté, et de l’autre un rongmol rampait dans sa direction. Gürkan dit à l’attention de ses hommes :

« Rejoignez l’embarcation et filez rejoindre Andrew le plus vite possible. Qu’il tue cette salope qui l’habite. Veuillez à ce qu'il ne se réveil pas... ou vous mourez. »

Il donna le flacon de poison à Iris, puis il jeta un regard à Koah, et enfin il se mit à courir à travers le ponton, se mêlant à la bataille. Les Lydéens n’attendirent pas d’avantage. Ils se mirent à courir le plus vite possible à travers Hanka, rejoignant rapidement la pirogue. Avec soin, ils déposèrent Shäleen, puis ils firent embarquer les deux lydéennes. Quelques secondes plus tard, Loeb monta à bord, et la pirogue s’éloigna sur l’obscurité des flots en dessous des plates-formes.

Dans la mêlée, Gürkan évitait soigneusement chacun des coups des créatures de Torsha. Il tentait le plus rapidement possible de rejoindre la passerelle menant au ponton sur lequel se trouvait Danaé. Alors qu’il allait s’aventurer sur le pont, deux obaris chargèrent pour l’intercepter. Poussé par un hankien qui venait d’être éventré, Gürkan tomba sur le côté. La chance l’aida. L’un des orabis se ramassa de plein fouet une énorme hache dans le dos et il glissa. Gürkan se releva en une roulade et il transperça d’un coup d’estoc sous l’aisselle le deuxième orabi.

Le maître d’armes dégagea sa lame. Il regarda autour de lui et vit qu’Ayreb s’acharnait à trancher les membres d’un rongmol sans considération d’un esclave qui se trouvait juste derrière. Voyant que Danaé était à terre suite au coup porté par un rongmol, Gürkan se déchaîna d’avantage sur les créatures. Il se saisit d’une corde pendue à une grue servant à décharger les cargaisons des navires, et après avoir prit de l’élan, il plana au-dessus des têtes et du canal qui séparait les deux rives. En tomba sur le sol, il fit une roulage et il se releva en plantant sa lame dans le dos du rongmol. Il regarda la sorcière et demanda :

« Ca va ? »

La déesse avait l’épaule en sang mais la plaie se refermait grâce à sa magie de plus en plus affaiblie. Elle répondit avec soulagement :

« Oui mais ma magie n’opèrera bientôt plus. J’espère que vous avez eut le temps de vous emparer de l’avatar. »

« Ne vous en faites pas pour cela… venez… »

« Non, je serais un poids mort pour vous. »

Gürkan l’aida à se relever. Il la prit par le bras et il la traîna avec lui dans l’obscurité d’une ruelle. Gürkan respirait fortement et il était couvert de sueur et de sang. Lorsqu’il se tourna pour évaluer la situation, il croisa le regard d’Ayreb. Il ne faisait aucun doute, le chef d’Hanka l’avait reconnu.

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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Jeu 5 Juin - 12:04

A mesure qu'Ayreb distribuait les coups, la mare de sang qui l'entourait grossissait à vue d'oeil. Sans pitié avec ceux qui osaient attaquer Hanka, il sépara tête et membres des corps, transperça les crânes comme les cages thoraciques. Combattant habile autant à l'épée qu'à main nue, il n'avait plus aucune humanité sur le visage. A chacun de ses cris rageurs, ses soldats prenaient un léger avantage. Kali avait raison, il était le moteur d'Hanka, sa force brute... avant lui, personne n'avait pu unir autant la population.

Quelque chose clochait dans cette situation ! De moins en moins nombreux, les Rongmols ne semblaient vouloir partir ! Leur comportement était suicidaire ! Même avec des hommes blessés, ils n'auraient aucun mla à tous les exterminer. Chaque Hankien digne de ce nom se battait jusqu'à la mort pour protéger sa cité et ils succombaient rarement de façon rapide. Tandis qu'il leva son arme pour éventrer un Rongmol, ce dernier passa près de lui sans l'agresser. Qu'importe ! Il lui coupa les deux jambes d'un geste habile et planta la lame dans son coeur. Très vite, il s'aperçut que les monstres se désintéressaient d'eux. Alors, il regarda dans la direction qu'ils prenaient. C'est là que son regard croisa celui de Gürkan. Il fut surpris par l'audace du lydéen qui osait revenir sur son territoire.

- Egorgez-moi ces bâtards ! Jusqu'au dernier !!! Je veux que leur salope de mère pleure pour chaque goutte de sang que nous leur aurons enlevé !!!

- Nous risquons d'attirer les foudres de Torsha, maître...

Ayreb planta son regard bleu dans celui de l'augure et répondit, avec froideur :

- Je m'en contrefiche ! Eradiquez-moi cette vermine !!! Quand vous aurez terminé, vous les offrirez en offrande à Sedna ! Leurs âmes erreront dans son territoire pour toujours !!! J'espère pour vous que ce sera suffisant à nous faire pardonner pour la traîtrise de Kali ! Sinon...

Il fit glisser sa lame sur son cou, dans un geste significatif et l'Augure se tut. Les soldats obérirent alors. Le combat n'était guère plus qu'une simple formalité. Les Rongmols et les Obaris restant ignoraient les Hankiens. Ces derniers n'avait donc plus qu'à les faucher au passage. Ayreb progressa rapidement, sa lame se plantant dans la cervelle des créatures. Lorsqu'il fut face de Gürkan, son regard méprisant alla de la jeune fmeme qui l'accompagnait au guerrier lydéen.

- Je vous ai laissé une chance de survivre... et tu es revenu... pourquoi ? C'est cette femme qui t'intéresse ? Je ne la connais pas, elle n'est pas d'ici... Mais elle fera une très bonne esclave lorsque je t'aurais tué.

Il y eut un drôle de bruit. Un énorme obaris venait de se positionner juste derrière le chef d'Hanka. Ses yeux fous brûlaient de haine et Ayreb eut juste le temps de se retourner pour parer l'attaque du monstre. Au contat de la défense, l'épée émit une gerbe d'étincelles et de crissements. Le Hankien recula de quelques centimètres mais avec agilité, il parvint à se désengager pour continuer à combattre. La lutte acharnée qui s'en suivit, permettrait à Gürkan et Danaé de s'enfuir. Ayreb était en proie avec un obaris colossal, et en l'espace de quelques minutes, ses muscles se courbaturèrent. Mais sa force ne faiblit pas. Il parvint à faire plusieurs blessures sur la peau qui semblait servir de cuirasse, du monstre. Les soldats avaient fini d'abattre les derniers membres de cette petite armée qui avait cru penser un seul instant faire tomber Hanka la Barbare !
Ils regardaient l'engagement entre leur chef et le dernier obaris vivant. Quelques Rongmols agonisant, se mirent à ramper dans la direction où était partie Danaé.

Le spectacle avait de quoi donner des frissons dans le dos. L'obaris tentait d'embrocher Ayreb comme un vulgaire poulet mais ce denrier insistait un peu plus à chaque minute sur son avantage. Après de nombreuses parades, il profita d'une ouverture pour planter son épée dans le menton de son adversaire. La lame ressortit par le haut du crâne répandant cervelle et sang sur les guerriers aux muscles endoloris. Les soldats applaudirent avec ferveur mais un éclat de voix vint perturber cette victoire. Un des esclaves, qui avait vu les lydéens prendre Koah e tle laisser en plan, avait décidé de se venger. Il beugla :

- Maître !!! Maître !!! Ils ont enlevé Shäleen !!! Ils l'ont pris !!!

Un silence plus que pesant envahit la cité. Ceux qui étaient les plus faibles les viellards et les esclaves tachèrent de se fondre dans la masse... Ce lourd moment de calme, laissait présager un folle tempête de rage et les soldats espéraient qu'ils ne se trouveraient pas sur son chemin. Ayreb ne se fit pas languir pour réagir. Les traits tirés par la haine, il ordonna d'une voix puissante, audible à des centaines de mètres alentour :

- SOLDATS !!! AVEC MOI !!! NOUS ALLONS EXTERMINER CES BATARDS DE CHEERA JUSQU'AU DERNIER !!! NOUS RECUPERERONS SHALEEN MEME SI POUR CELA JE DOIS TUER JUSQU'AU MOINDRE NOUVEAU-NE !!!

Le cor de Davik retentit dans toute la cité comme pour annoncer un violent orage. Une poignée d'hommes se joignit à Ayreb, déjà parti à la suite des lydéens. Ils lançaient des cris de guerre comme lorsqu'il traquaient des esclaves évadés. Ce moyen était surtout destiné à augmenter la peur de leurs adversaires... bien que quand on regarde la visage cruel d'Ayreb à cet instant, on se demande si au fond, c'était bien utile...

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Koah Lang
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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Ven 6 Juin - 13:41

La jungle était silencieuse. Les oiseaux nocturnes ne chantaient pas, et les centauris ne faisaient aucun bruit. Assit sur le sable, Andrew, Laë et deux hommes de Karl du nom de Tob et de Marat patientaient à la seule lueur de la lune. Ils étaient au point de rendez-vous, à a peine un kilomètre des embarcadères d’Hanka et ils fixaient l’incendie qui embrasait un point de la cité. Ils attendaient l’arrivée prochaine de Gürkan et de ses hommes. Le vent du large leur apportait les bruits lointain d’une lute qui fit échanger un regard inquiet aux deux kurikanais.

Un instant plus tard, rompant le silence de la nuit, des pas dans le sable se firent entendre. Les soldats sortirent leurs épées en se levant d’un bond, près à riposter au moindre assaut. Lycos, Loeb et les autres surgirent devant le chef de Lydée. Ils étaient essoufflés. Lycos déposa le corps endormis de Shäleen sur le sable pour reprendre son souffle. Il dit avant qu’on ne lui pose de question :

« Gürkan est resté aidé Danaé. C’était un ordre. Il nous a demandé de ramener Koah. »

Loeb regarda autour de lui pour s’assurer que personne ne les avait suivit depuis l’embarcadère. Il fixa Andrew, puis le souffle court il expliqua :

« Danaé a tenue parole. Les rongmols ont semé la panique à Hanka. Ils étaient fous de rage, une rage aveugle comme rarement j’en ai vu dans ma vie. Ils ont saccagé tout un quartier d’Hanka et tuer femmes, enfants, vieillards… »

Le son du cor de Davik parvenu à nouveau jusqu’aux lydéens et coupa Loeb. Irys et Kloé frémirent alors que les centauris émirent un léger hennissement. Sur la mer, des points lumineux flottaient et s’approchaient de la rive. Une trentaine d’embarcations rejoignaient les embarcadères de la plage. Lycos s’emporta :

« Ils vont… ils savent pour Koah ! Ayreb veut nous le faire payer. Ils viennent le récupérer. »

Les regards se tournèrent vers Andrew, attendant ses ordres. Il n’y avait que six centauris pour onze personnes. Le campement de Karl se trouvait à des kilomètres plus à l’ouest sur la plage et la stèle d’Okan à une journée à dos de centauris.

******

Accroupie derrière la cloison d’une vieille cabane de laquelle s’échappaient des cris de jouissances ainsi que des coups de fouets, Danaé tentait de reprendre ses esprits. Son visage était pâle. Elle avait du mal à suivre Gürkan qui l’emmenait se perdre profondément dans les recoins d’Hanka afin de semer les soldats qu’Ayreb avait envoyé à leur trousse.

D’une voix paisible malgré les circonstances, la sorcière dit : « Tu aurais dû me laisser Gürkan. Je vais te ralentir. J’étais prête, j’étais résignée à offrir ma vie pour cette cause. Laisses moi donc aux mains de ces hankiens et part rejoindre Andrew et aides-le à sauver l’âme de Koah. »

Le guerrier lydéen secoua la tête. Il était appuyé contre une poutrelle et épiais les chaloupes d’un œil obscur. Elles se dirigeaient vers la côte. Gürkan répondit d’un ton sans équivoque : « Vous avez sauvé l’âme de Koah, alors je vous sauve la vie, Danaé. De plus, nous avons besoin de personne aussi dévoué que vous pour sauver notre monde. »

L’ancienne déesse laissa échapper un léger sourire. « Depuis quand crois-tu en moi ? »

« Je ne crois pas en vous, mais certains en auront sans doute besoin… »

Le maître d’armes évalua la situation. Normalement, Lycos et les autres devaient avoir rejoins Andrew à l’entrée de la jungle. Sous les ordres d’Ayreb, Hanka avait rassemblé ses hommes et une partie d’entre eux se dirigeaient vers la côte afin de fouiller les environs, alors que l’autre partie retournait chaque parcelle de la cité. Gürkan savait que ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne soient découverts. Ils ne pouvaient pas rejoindre la plage car ils tomberaient forcément sur les hankiens et bien que Gürkan était un soldat très doué, il ne réalisait pas face à une troupe d’hankiens. Ils ne pouvaient également pas se cacher, ils seraient découverts à un moment ou à un autre.

Comme si elle avait lu ses pensées, Danaé dit :

« Il faut se rendre là où ils n’iront jamais nous chercher. »

« Où ? »

La sorcière se leva difficilement, puis d’un pas incertain, elle le rejoignit et s’appuya contre la poutrelle. Elle indiqua de l’index un point lumineux au large d’Hanka. Gürkan se raidit, visiblement très contrarier par cette idée. Cependant, Danaé insista. Elle le regarda de ses grands yeux bleus et dit :

« L’île de la Muerta est le seul endroit où ils ne penseront pas à nous chercher. Cachons-nous là-bas quelques jours, le temps que tout cela se tasse. »


Gürkan grinça des dents : « Vous êtes folle ! Ma mère a été crucifiée sur cette île ! Jamais je n’y poserais les pieds à mon tour. »

Les mains chaudes de Danaé effleurèrent les épaules nues du guerrier. Elle murmura :

« Alors, laisses-moi ici et part seul. Sans moi, ta chance de semer les hankiens dans la jungle et de rejoindre la stèle d’Okan est bien plus grande. »

Le maître d’armes fronça les sourcils mais il n’eut pas vraiment le temps de réfléchir à la proposition. Un hankien se dégagea de l’ombre du bâtiment et il repéra Danaé. Il lança une main vers sa ceinture. Gürkan compris qu’un poignard allait traverser les aires, et sentit ses cheveux se hérisser sur sa nuque.

Alors même que le pirate bougeait pour lancer son arme, le maître d’armes empoigna la robe de Danaé. Il s’effondra et l’entraîna à terre par son poids, juste au moment où le hankien lançait son poignard. L’arme s’enfonça dans la poutrelle, soulevant un petit nuage de vieux bois. Danaé gisait sous le guerrier, cherchant à reprendre son souffle sous la pression de son poids. Le hankien s’approcha l’épée levée mais très vite, la pointe de la lame de Gürkan s’enfonça dans son ventre. Il s’effondra mort.

L’épée encore ruisselante de sang, Gürkan aida l’ancienne déesse à se relever, puis il opina de la tête. Il dit :

« Très bien. Rejoignons l’île de la Muerta le temps que ces enfoirés de fils de Torsha nous oublies. »


Et tout en tenant la sorcière par le poignet, il s’enfonça dans les méandres des recoins les plus obscurs d’Hanka à la recherche d’une embarcation.

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Andrew Kant
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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Ven 6 Juin - 17:06

- Merde...

Andrew regarda les Hankiens s'approcher inexorablement du rivage. La situation devenait plus compliqué. Il était conscient que les centauris ne pourraient pas transporter tout le monde. Les bêtes s'épuiseraient vite si elles avaient trop de poids et ils seraient ralentis. Ils allaient perdre leur avantage et face à autant de guerriers déchaînés, leur mort était certaine. Mais une fois encore, Laë intervint. Kant se dit qu'elle avait l'art de donner des pistes au bon moment même si elles n'étaient pas toutes bonnes à prendre.

- Je vais rester ici pour les retenir, il ne peut pas m'arriver grand chose. Je pense qu'il vaudrait mieux que vous vous sépariez... Prenez six soldats Andrew et allez à la stèle d'Okan. Les autres, partez vers le camp... en courant le plus vite possible. Si vous avez l'occasion de vous cacher, faîtes-le. J'essaierais de les empêcher de vous poursuivre, au maximum. Une fois près de Karl, dites-lui de se préparer au combat.

- Ils sont beaucoup trop nombreux pour qu'ils aient la moindre chance de survivre !

C'était vrai... Andrew eut une petite idée.

- On peut faire ça mais vous allez devoir attendre qu'ils soient passés pour partir. Cachez-vous dans les arbres, le plus haut possible. Profitons de l'obscurité pour qu'ils ne vous voient pas. Lorsque la voix sera libre, courrez jusqu'au campement. Nous y vous retrouverons là-bas.

- Parfait...

Le plus rapidement possible, les hommes en trop se réfugièrent dans les arbres le plus vite possible. Irys et Kloé optèrent pour le même et s'épaulèrent pour atteindre les hautes branches. Lorsqu'ils furent bien cachés, Andrew, Lycos, Tob, Marat et deux autres soldats montèrent sur les Centauris. Le chef de Lydée avait pris le corps de Koah sur sa monture pour lui éviter d'être bousculé plus que de raison durant le voyage. Le groupe s'élança alors vers la Stèle d'Okan, au galop puisqu'ils le savaient le temps était compté.

Ayreb et ses hommes mirent un pied à terre quelques instants après leur départ. Le chef d'Hanka toisa le chemin et ordonna :

- Ces espèces d'abrutis n'ont pas pris soin d'effacer leurs traces ! Ils sont aussi fins qu'un T-Rex dans un poulailler ! Visiblement, ils chevauchent quelque chose... ils croient pourvoir nous gruger... Montrez à ces fils de chienne que vous n'êtes pas stupides ! Traquez-les !!! Messieurs, la chasse est ouverte et pour une fois vous avez permis de tuer tout ce qui bouge !

Des cris de joie retentirent dans les rangs et un homme sonna un nouvelle fois le cor de Davik. Les guerriers se lancèrent à leur suite. Habitués à la chasse, il savaient que tout animal finirait par avoir un instant de fatigue... C'était pour ça que la plupart d'entre eux, s'entraînaient à courir des jours sans s'arrêter pour ne leur laisser aucune chance. Ses hommes partis, quelques uns restèrent sur place en compagnie d'Ayreb. Ils semblaient attendre... quelque chose. Au bout d'un petite minute, deux soldats arrivèrent avec quatre chevaux. Caché dans une grotte, à quelques centaines de mètre de l'embarcadère, Les Hankiens avaient aménagé une sorte d'écurie. Le seul moyen d'accès était par la mer. Les chevaux avaient du donc nager pour arriver et ils étaient mouillés.

Ils n'avaient pas de selle, juste les rênes. Ayreb monta sur l'un d'entre eux, au pelage noir d'encre ainsi que quatre de ses meilleurs guerriers. Il leur lança un regard et d'un coup de pied dans le flanc, il fit partir sa monture au galop. Ses trois hommes le suivirent. Bientôt le bruit des sabots se confondit avec les cris des troupes qui avançaient à pied. Quelques instants plus tard, le petit groupe doubla les hommes, ils progressaient rapidement. Ayreb était bien déterminé à les rattraper et à récupérer Shäleen.

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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Ven 6 Juin - 19:05

Le soleil était levé depuis plusieurs heures maintenant et les lydéens avaient fait une bonne route. Il commençait à faire très chaud. La troupe s’arrêta quelques dizaine de minutes près d’un ruisseau, juste le temps de faire boire les bêtes. Andrew profita de cet instant de répit pour faire respirer de l’okirine à Shäleen afin de s’assurer son état de somnolence pour la fin du voyage.

Penchés tous au-dessus d’une vieille carte de la région, Andrew pointait du doigt le chemin qu’ils devaient emprunter. Les hommes étaient d’accord avec lui, et ils le firent s’avoir d’un hochement de tête. Un craquement sur le gauche se fit entendre et les soldats sortirent aussitôt leurs épées. Penché au-dessus de Shäleen qui dormait allongé sur l’herbe, trois éclaireurs rongmols mâles le regardaient avec insistance. L’un d’eux, un mâle de forte carrure se mit à lui caresser doucement la joue du côté non coupant de sa longue griffe. Il maugréer des propos incompressibles à ses congénères, puis poussa un grand cri.

« Le ralliement ! » S’écria Loeb.

Sans attendre une seconde de plus, Les lydéens fondirent sur les trois rongmols. Un combat s’engagea où les hommes d’Andrew mirent en pièce très rapidement les créatures monstrueuses. De l’agitation se fit entendre dans les arbres alentours. Andrew ordonna qu’on reprenne la route. Il hissa le corps de Shäleen sur sa monture et rapidement, ils partirent.

Lycos dit d’une voix forte :

« Ce sont les rongmols que nous avons croisé à Lydée ! Ils rejoignaient Hanka ! »

Venant d’en face, les créatures tentaient vainement de leur bloquer le passage. Au grand galop, la troupe passa sur les rongmols. Des cris les suivirent tandis qu’ils s’éloignaient du ruisseau, restant collés au cou de leur monture pour éviter les flèches et les branches basses. Les centauris étaient des animaux puissants et très robustes, et ils étaient dressés à l’art de la guerre.

Andrew fit un violent écart à son centauri pour éviter un gros arbre. D’étranges cris retentissaient derrière eux et d’autres voix leur répondirent sur un côté. Les hommes avaient les bouches sèches et les mains moites. Ils fuyaient dans la jungle, poursuivis par des cris et des hurlements. Andrew perdit la notion du chemin parcourut, mais il était pratiquement sûr qu’ils avaient dû faire un kilomètre et demi, ou plus. Il y avait toujours les voix dans la jungle qui donnaient la direction de leur fuite.

La troupe tentait de rejoindre la stèle d’Okan à travers la végétation. Ils savaient qu’elle se trouvait droit devant. Soudain, Andrew poussa son centauri épuisé et haletant à travers un buisson, et lui fit monter une pente courte et raide. En haut de la pente, il attendit ses hommes. Ils s’assemblèrent autour du chef, haletants et les montures épuisées.

Lycos dit : « Il nous faut rejoindre le territoire des tigres blancs au plus vite. »

Loeb pointa son doigt au loin à travers les troncs des arbres. Des silhouettes montées sur d’étranges créatures approchaient. La plupart des hommes présents n’avaient jamais vu de chevaux. Le lydéen s’écria lorsqu’il reconnu Ayreb qui passait à travers les rongmols en les décapitant sur son passage :

« Par tous les dieux ! A l’aide de quelles obscures magies ces créatures sont-elles sorties de l’antre de Kobo ? »

Andrew et les hommes firent volte-face et s’élancèrent de nouveau au galop au travers des arbres, devant Ayreb et ses soldats, et devant la petite horde de rongmols désireux de récupérer également l’avatar de leur mère. Le temps était de nouveau suspendu pour les hommes qui se frayaient un chemin périlleux à travers les arbres denses. Lycos à côté d’Andrew poussa un hurlement lorsqu’une flèche lui perça l’épaule.

Marat s’écria : « Les centauris ne pourront pas tenir longtemps à ce rythme, Andrew ! »

Andrew talonna frénétiquement sa monture lorsqu’un tigre blanc bondit devant lui, faisant ruer son centauris. Un deuxième tigre apparu, les crocs sortis. Les félins tournèrent en rond quelques instant, puis finalement, ils s’écartèrent. La troupe se mit à nouveau à avancer au pas. Les tigres blancs grognant dangereusement lorsqu’ils voulurent pousser leur monture à prendre de la vitesse.

A mesure qu’ils s’enfonçaient dans la jungle, les tigres se faisaient plus nombreux. Ils grognèrent, fixant surtout Shäleen qui était toujours profondément endormis devant le chef de Lydée. Derrière, des cris inhumains se firent entendre. Les tigres présents auprès des lydéens se mirent à courir vers la provenance de ces hurlements. Les rongmols se faisaient apparemment repousser par les tigres blancs. Ayreb et ses hommes profitèrent de cet événement pour pénétrer également la jungle profonde, suivant de près les ombres que formaient les lydéens devant eux…

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MessageSujet: Re: 02 - Hanka la Barbare   Sam 7 Juin - 0:51

Lancé à un rythme frénétique, le Centauris d'Andrew avait de plus en plus de mal à maintenir sa vitesse. Son souffle se faisait sifflant et sa course moins rapide. Le chef de lydée savait que ce ne serait qu'une question de minutes avant qu'il ne s'éffondre d'épuisement. Il chercha des yeux la stèle avec le magnifique tigre qu'il avait vu à l'aller mais rien... que des arbres... Soudain inquiet, il commença à douter de la direction qu'ils avaient prise... Peut-être avait-il fait erreur de quelques centaines de mètres ! Ils n'auraient pas le temps de rectifier le tir !

Ayreb les suivait avec ses hommes à cheval ! Pour avoir vu ce genre de créature quelques mois auparavant, Kant savait qu'elles étaient habituées à aller vite... Son demi-frère ne semblait pas l'avoir reconnu... pour l'instant. Toujours pas de Stèle à l'horizon ! Il l'avait peut-être loupée ! Ce qui devait arriver, arriva... comme un coup du destin, le Centauris ralentit, complètement épuisé et finit par se stopper, laissant les cavaliers le rattraper. Lorsqu'Ayreb reconnut Andrew, son visage devint pâle comme la mort. Et ce petit moment d'hésitation permit au lydéen de decendre du Centauris et d'éloigner légèrement Shäleen. Les soldats lydéens vinrent alors se camper à ses côtés, prêts à se défendre.

- Tu étais mort ! Nous t'avons tous vu !

Il porta une main à sa tempe en même temps que ses hommes, une violente migraine s'était déclenchée. Andrew profita de cet instant de répit pour dire :

- Tu as été manipulé par Shäleen... il n'est pas humain, c'est l'avatar de Torsha !

Ayreb se reprit alors en serrant la machoire. Il avait un regard assassin, dénué de pitié :

- Espèce de sale bâtard ! Tu n'es pas son maître ! Il m'appartient ! Je vais répandre tes entrailles sur le sol et mettre ta tête sur la porte de ma demeure !

- Je ne mens pas... Les rongmols sont là pour le sauver ! Pour sauver Torsha ! Elle m'a fait cette marque par son intermédiaire... lorsque Shäleen me préparait pour sauter...

Il désigna l'endroit où la Déesse l'avait souillé resta de marbre, il plissa les yeux avant de sauter à terre, son épée sortie. Même à quatre, ils étaient supérieurs en compétences... Andrew voulait à tout prix éviter que ça finisse dans le sang :

- Danaé nous a dit...

- Cette salope ??? UNE PUTAIN ! Elle est la compassion... une sale engeance !

Il cracha au sol, la rage sur le visage.

- Nous devons sacrifier Torsha... j'ai le pouvoir de tuer les Immortels, elle a nuit à notre union... elle ne voulait pas que nous gagnions face à Thorin... Shäleen est dangereux !

- C'est absurde ! Pourquoi Torsha s'interesserait-elle à Shäleen ?

Andrew avait le choix entre dire la vérité ou mentir et pour protéger Koah, il choisit la seconde option... enfin il allait omettre certains détails, dirons-nous :

- Il a des compétences magiques... et de l'influence sur toi ! Tu commandes une armée et Torsha par le biais de Shäleen manipule les Augures... Elle t'utilise pour arriver à ses fins... pour détruire Danaé et tout ceux qui s'opposeront à elle. Nous l'avons piégée dans son avatar... je suis le seul à pouvoir l'abattre... Si tu nous tues, tout est perdu... et Torsha pourra continuer à sévir et à répandre sa haine sur notre monde... Tu dois me croire...

- Ta parole ne vaut rien pour moi... tu ne devrais même pas avoir le droit de vivre !

D'un geste il allait attaquer Andrew mais cinq tigres blancs bondirent sur les Hankiens, les obligeant à détourner leur attention. Les lydéens se mirent alors à courir pour trouver la Stèle. Lycos la répéra, elle était en contrebas, c'est pour ça qu'ils avaient eu du mal à la repérer. Andrew portait Shäleen sur son épaule et fit du mieux qu'il put pour ne pas trébucher. A plusieurs reprises, il glissa et cogna légèrement Koah contre un tronc d'arbre. Arrivé juste en face, Lycos s'avança mais un tigre blanc le plaqua au sol laissant les autres à bonne distance. L'animal grognait et regardait le soldat. Comme pour lui dire de partir...

Des plaintes derrière eux indiquèrent qu'Ayreb ou ses hommes avaient abattus les prédateurs. Le temps était compté. Alors Andrew s'avança. Lorsque les guerriers voulurent le suivre, d'autres tigres surgirent pour leur barrer la route. Kant comprit qu'il devait être seul. Il continua à s'avancer vers la stèle et lorsqu'il fut à côté, il y déposa le corps de Koah. Le visage du glaneur était presqu'apaisé. Lorsqu'il leva le regard il vit le tigre dominant, celui qui avait croisé son regard, à seulement quelques centimètres de lui. Il poussa un grognement mais ne semblait pas hostile. A côté des soldats lydéens, Ayreb surgit, accompagné d'un garde. Il avait un petite griffure sur le visage mais rien de méchant.

- Je vais vous tuer, tous, jusqu'au dernier !

Les tigres émirent alors un flot de grognements très agressifs. Mais il n'attaquèrent pas. Il tenait au respect les soldats. Andrew se dit qu'il fallait procéder au sacrifice mais à l'instant où il cherchait l'arme pour tuer Shäleen, le grand tigre lui mordit la jambe, le faisant saigner et trébucher. Dans son geste, le chef de lydée remarqua qu'au pied la stelle, se trouvait une dent de sabre. L'animal cligna patiemment des yeux. Il avait compris ! Le tigre voulait qu'il se serve de cette dent pour faire le sacrifice. Kant la ramassa et se releva, du sang coulant sur sa jambe.

Ses yeux se perdirent sur Koah. Qu'allait-il faire... le tuer ? Alors qu'il aurait donné cher pour l'entendre bouder encore une fois ? Sa présence manquait au sein de Lydée... il était une Vague, par conséquent, son passage, où qu'il se fasse était toujours la cause de certains évènements. Il avait mérité une toute autre vie que celle qu'il avait eu. Maintenant, il comprenait cette envie de liberté qui l'animait. Au nom de cette liberté, il avait un devoir envers lui. Même s'il ne revenait pas, son âme partirait en paix... Il leva la dent de sabre sous l'oeil attentif du tigre. Puis dans geste extrêmement difficile, il la planta dans le coeur de Shäleen.

Il y eut un grand silence. Koah convulsa à mesure que le sang s'écoulait. Le tigre le mordit à nouveau pour l'inciter à répéter son geste. Cette fois, ce fut encore plus difficile. Il abattit l'arme encore une fois... puis trois. Il sut que c'était la bonne car tous les tigres se mirent à rugir en même temps. Il y eut un grand instant de latence où l'air se fit pesant. Puis une souffle et une détonation brisèrent le silence. Le fil d'or de Torsha venait de se faire couper impitoyablement... la plongeant dans le Chaos. Le sang continuait à s'écouler de Koah et le tigre lui tourna le dos. Andrew osa alors le toucher et les crocs se refermèrent sur sa main, lui arrachant un cri de douleur. Tout en regardant l'animal, il dit :

- Je t'implore de me donner l'ambroisie pour le sauver... s'il te plait...

L'animal planta son regard dans le sien puis lui tourna définitivement le dos. Andrew regarda le corps sans vie de Koah puis jeta un oeil à sa main. A l'endroit de la morsure, se trouvait une petite quantité d'ambroisie. Il se dirigea vers Koah et ne sachant trop quoi faire, il lui mit la petite quantité de plante dans la bouche. Etant mort... il ne pouvait pas avaler. Il attendit que quelque chose se passe... même si à chaque seconde son espoir s'envolait...

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